La Vie de Lilie

décembre 22, 2008

L’open space va me tuer ?

La grande mode aujourd’hui c’est l’Open Space, en apparence l’endroit idéal pour tisser des liens et souder les équipes. « En Open Space, les salariés sont mis en concurrence. Par le regard, ils se régulent les uns les autres. Mais de petites solidarités locales viennent casser le jeu de la concurrence pure et parfaite. Les camaraderies endorment la surveillance entre voisins et ça se relâche. Alors, pour réintroduire de l’émulation saine, on brasse, on ventile, on redistribue les cartes par un déménagement interne. » (p 44)

Mais au-delà de l’ambiance Open Space, aujourd’hui en tant que jeune cadre, la vie n’est pas si facile. « On a pas le droit d’être de mauvaise humeur quand il fait beau. Chez les consultants, on n’a pas le droit de se plaindre dans l’incertitude, surtout dans l’incertitude. L’inconfort, l’instabilité font partie du jeu. Un bon consultant doit savoir importer son stress, exporter son enthousiasme et vivre sereinement cette belle aventure pleine de rebondissements et de projets flexibles. » (p 86)

La pression, on la ressent que le jour où on lui fait fasse et que l’on réalise que « Faire son boulot c’est bien mais pas suffisant. Il faut en plus avoir la bonne attitude. Gare à ceux qui ne manifestent pas assez d’enthousiasme, ne progressent pas au bon rythme sur la courbe de maturité ou manque d’assertivité … » (p 55)

Souvent nos parents, et patrons nous considèrent comme de jeunes effrontés. « Avant les jeunes étaient prêts à se sacrifier pour l’entreprise, maintenant, ils ont des exigences à peine arrivés. Les jeunes ne sont pas plus fainéants qu’avant. Ils sont lucides de plus en plus tôt. » (p 136)

Et c’est cette lucidité qui nous fait douter. « On se sent d’autant plus seuls dans nos doutes que tout le monde nous dit qu’on fait un boulot super » (p 178)

« S’épanouir dans son boulot … bel objectif, c’est vrai. Mais si on n’y arrive pas, on veut juste ne pas être forcé à le faire croire. » (p 191)

…même si dans le fond on essaye de s’en convaincre …

Partager votre expérience sur www.l’openspacematuer.com

novembre 3, 2008

Apprentie Etudiante

Il y a quelques semaines j’ai rencontré Lucie. Petite Sœur ? Cousine éloignée ? C’est un peu comme si je la connaissais déjà. Une jeune fille brillante et attachante qui avant de pouvoir atteindre ses rêves, endurent les réalités de la vie. Enfin, moi j’ai eu de la chance je n’ai pas eu à passer par là …

Au fil d’un blog, puis d’un livre, Lucie se dévoile et raconte les galères de la vie étudiante : logement, rentrée scolaire, les amours, les amis … Dans ce roman, que l’on pourrait considérer comme le manuel de référence pour les étudiants, les chiffres et faits liés à la vie étudiante sont poignants, et en deviennent révoltant. Lorsque l’on a un logement, de l’argent et une famille qui nous soutient, on oublie souvent que pour nombre d’entre nous, la vie étudiante est plus qu’une simple étape de la vie, c’est une épreuve.

En lisant Lucie, j’ai eu également des souvenirs, celui des autres. Ces étudiants qui ont tout, et qui nous le montrent. Ceux pour qui la vie se limite à savoir s’ils prennent leur voiture ou un taxi pour venir en cours (à supposer qu’ils viennent). Ceux que des fois l’on envie, mais que dans le fond on plaint. Manque de valeur, manque de moral, manque d’ouverture …

Bref, dans ce livre la jeune auteure réussit à nous faire passer du sourire, à l’envie, de la peur à la révolte. Un premier roman plus que réussi, avec je l’espère (enfin j’en suis sûre) une fin heureuse pour cette jeune fille, dont les épreuves passées feront sa force dans le futur.

 

A lire : Apprentie Etudiante de Prescillia Leroy
http://apprentie-etudiante.net

septembre 12, 2008

Chap 2. Une soirée réussie

Classé dans : Le Roman de Lilie — Lilie @ 5:20
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J’ai quitté tôt le boulot (19h) pour arriver quasiment à l’heure au bar, c’est-à-dire avec trente minutes de retard. Une fois les amies retrouvées, , on s’approche lentement du bar : avec la pluie qui tombait sur les Champs-Elysées, notre périple en talons aiguilles (histoire de montrer un minimum de réussite, et notre classe sans sac Vuitton) a été difficile. Nous, qui à l’école avions été plus ou moins sociables, étions super motivées par la soirée.

Attendez, je m’interromps pour vous parler du Bar. Le Victoria, juste en face de l’école, repère d’une partie de l’école depuis des années. Cette partie qui peut sortir à chaque inter cours pour prendre un café, pour ma part j’y faisais un saut la plus part du temps pour chercher les membres de mon groupe lorsque nous étions “sensés” préparer des travaux. Mon souvenir le plus marquant de ce bar doit remonter à ma seconde année. Notre professeur d’écriture nous avait fait sortir, assoir dans le froid, et travailler sur le thème de la description des sensations. J’imaginais alors la chaleur du chocolat chaud, le confort des banquettes de cette petite brasserie, le goût d’un chocolat chaud que je ne m’étais jamais offert dans ce lieu. Enfin bref, ce bar, personnellement je n’en étais pas une adepte.

Finalement, le jour où je me décide, et qu’après avoir vaincu la pluie j’y arrive. Il est vide.  Pas totalement vide. Vide de tête connue. Quasiment du moins. Trois personnes n’appartenant pas à notre groupe on fait une apparition. Et là, nous sommes retombées dans nos travers, et avons été mangés entre nous, après un salut général, précisant qu’évidemment on revenait après ! On est revenu. Ils étaient partis.

septembre 11, 2008

Chapitre 1. Je me lance

Classé dans : Le Roman de Lilie — Lilie @ 5:41
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Deux mois sur la blogosphère, douze articles. Je vous laisse faire le calcule … Six par mois, un peu plus d’un par semaine! Bonne rentabilité … Si on oublie que je les poste par trois …Je l’avoue, je suis une faignante. Où peut-être juste un peu distraite.
Le blog était un test. Je ne serai jamais écrivaine. Au mieux, je pourrai être critique … littéraire, gastronomique … au choix!

Enfin, ce n’est pas encore gagné, à peine ai-je commencé que je me perds déjà dans mes pensées, à votre place j’aurai peur de m’ennuyez !
Remarque ça dépend ce qu’est l’ennui pour vous. Rester à ne rien faire chez vous dans le canapé, se retrouver à table avec vos beaux parents,  brasser du vent au boulot, n’avoir aucun projet dans votre vie, être seul, dormir la journée … C’est varié !

En règle générale, on dit que l’on s’ennuie quand on n’a rien à faire … Robert traduit l’ennui par un sentiment de désintéressement, de démotivation. Alors si vous vous désintéressez déjà de moi (ce qui serait honteux), et que vous n’avez plus envie de me lire, c’est qu’effectivement vous vous ennuyer !
On va y remédier et recommencer.

Il y a donc quelque temps que je devais me raconter à vous, quelques temps que je suis en projet mais qu’on ne s’occupe pas de moi. Enfin, je suis là pour vous et aussi pour elle. Elle, à qui je ressemble un peu, qui m’invente en partie, m’imagine entièrement mais ne rêve pas d’être moi. Le décor est posé, si un jour ma vie sort en roman, inutile de poser cette fameuse question à mon auteur « Est-ce autobiographique ? », vous avez la réponse !

Parlons de moi ! Car le plus important c’est que je suis amoureuse ! Ce n’est pas un scoop, mais vu que l’on se rencontre à peine je plante le décor. Je poursuis. J’ai également un travail (ça on y reviendra …), une adorable famille avec deux sœurs dont une est ma jumelle (non, on n’est pas identique, et non je ne ressens pas ce qu’elle ressent). J’habite la banlieue parisienne, pour le moment, mais vu qu’ici tout est permis, je vais bientôt débarquer à Paris intramuros, et vous raconter ma vie de vraie parisienne, même si elle n’en est pas une.

D’ailleurs ce soir je commence et je fais LA sortie du mois. Les anciens de ma promo un an après. Pas n’importe quelle promo. Une promo à 80% féminine, à 80% CSP +++, à 80% composée de sac Louis Vuitton. Ca donne envie ?
On va voir.

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